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          Louis de Buande, compte de Frontenac et de Palluau naît à St-Germain-en Laye en Île-de-France, le 12 mai 1622.  Il est baptisé le 30 juillet de l'année suivante.  Son parrain est nul autre que le roi de France, Louis XIII.  Associé à la cour royale, il est de l'entourage de Gaston d'Orléans, frère du roi.  La femme de Frontenac, Anne de La Grange devient dame de compagnie de la ville du duc d'Orléans, Mlle de Montpensier, mieux connu de l'histoire sous le nom de 'Grande Mademoiselle'.  Aux événements de La Fronde, la Grande Mademoiselle, adversaire de son cousin Louis XIV, remercia la comtesse de Frontenac, soupçonnant le couple Frontenac de complot contre elle auprès du roi.

          Le 28 juin 1672, il est à La Rochelle et monte sur le bateau qui ne mènera à Québec.  Il est désigné comme remplaçant de Rémy de Courcelle, gouverneur de la Nouvelle-France.  Au moi de novembre suivant, Jean  Talon retourne en France sans que Colbert ai désigné un remplaçant.  De son initiative, Frontenac prends les responsabilités d'intendant de la colonie.  Il profite de son nouveau statut pour favoriser la traite des fourrures  dans l'ouest ce qui mets le Conseil Souverain en rogne.  Frontenac joue aussi la carte de la gentillesse avec les anglais pour atténuer la rage des anglais contre les tributs autochtones amis des français, créant un climat malsain entre indiens et colons français.  Colbert nomme alors un nouvel intendant qui ne perds pas de temps à se quereller avec Frontenac.  Les instances ecclésiastiques ont aussi leurs conflits ouverts avec Frontenac.  En 1682, suite à son refus  de changer son attitude malgré la demande spécifique du roi, Frontenac est semé de revenir en France.

Grâce à l'influence de son cousin, Louis Phélypeaux, devenu Ministre des Finances, Frontenac revient en Nouvelle-France au poste de Gouverneur en 1689. Jusqu'à sa mort, le 28 novembre 1698, Frontenac dû faire face aux multiples raides iroquoises et anglaises dont le massacre de Lachine et le siège de Québec par les frères Phips moment célèbre où Frontenac réponds à l'émissaire anglais ''Je nay point de Reponse a faire a vostre general que par la bouche de mes cannons et a coups de fuzil''.

          Après les années prospères sous le règne de Jean Talon, les nouvelles orientations de Frontenac n'ont pas affectées la vie des collons si ce n'est du dangers accrus des attaques iroquoises, d'une certaine hostilité de la part des tribus alliés et d'une plus grande proximité des anglais créant une incertitude dans la population.  La deuxième présence de Frontenac a été vécue par Marie Monmaignier. Son nouveau mari, interprète pour l'intendant, étant au l'affût de la situation, est peut-être à l'origine de la demande de Marie pour retourner en France en 1688.

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