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Journée des Barricades

La régente, Anne d'Autriche, et son premier ministre, Mazarin, sont exacerbés.  Certains parlementaires réussissent à convaincre la majorité de leurs confrères à refuser de mettre en vigueur les lois proposées.  Ces lois ont pour effet de changer le rapport de force afin d'avantager la Cour. 

 

Le 26 août 1648, deux conseillers sont mis aux arrêts et un troisième réussi à s'échapper.  Certains parisiens tenus au courant de ce fait, décident de manifester.  Il y a des morts.  Le peuple de Paris en entier se soulève.  Deux cents à six cents barricades sont installés partout dans la ville pour se défendre et manifester contre les abus de la reine mère et de son favori.  Mathieu Molé, premier président au conseil de ville, est le médiateur entre la cour et les parlementaires.  Ses deux première visite chez la régente sont infructueuses, les prisonniers ne seront pas libérés  Les parlementaires sont congédiés.  Arrivé à la barricade de la Croix de Trahoir, Molé est arrêté par un manifestant.  Le capitaine de la garde bourgeoise l'interpelle : "Tourne, traître, si tu ne veux être massacré toi et les tiens; ramène-nous Broussel, ou le Mazarin et le chancelier en otages!".  Molé et sa suite retourne au Palais-Royal.

La régente consent à libérer.  Le lendemain, les ex-détenus apparaissent aux parisiens qui les accueillent aux salves d'artillerie.  Le peuple lève les barricades le 29, mais la tension est montée d'un cran...  c'est le début de la Fronde parlementaire qui précédera celle des princes, 5 ans de conflit qui donnera finalement raison au roi.

Du haut de ses 6 ans, Noël a surement été témoin de ces trois premières journées de colère du peuple.  La place Maubert, carrefour du quartier, était un endroit utilisé pour monter une barricade.  On peut imaginer que, poussé par la curiosité, Noël se soit retrouvé au côté de son père, à crier "Vive le Roi! Point de Mazarin!".

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